Flou fiscal à Montigny

Publié le par Aymeric Perraud

RL du Samedi 7 Février 2015

RL du Samedi 7 Février 2015

Le débat d’orientation budgétaire n’a évoqué que la progression des bases fiscales. Jean-Luc Bohl, le maire, n’a pas répondu à une question de l’opposition sur les taux. La Ville connaît une sérieuse baisse de ses dotations.

A Montigny-lès-Metz, la question qui gratte est restée sans réponse. « Allez-vous augmenter les impôts locaux ? Ou attendez-vous la fin des élections départementales pour annoncer une augmentation ? » La socialiste Christine Tison s’étonne à haute voix de ce que tout le monde a remarqué : le document sur le débat d’orientation budgétaire n’évoque que la progression des bases, imposées par l’État. Rien sur les impôts locaux.

Jean-Luc Bohl, le maire (UDI), lui a répondu sur plusieurs points… Mais est resté silencieux sur une éventuelle augmentation de la fiscalité. Le document présenté fait certes état de plusieurs inconnues. Établir un budget (d’ici mars) n’est pas facile dans ces conditions.

La dotation globale de fonctionnement pourrait baisser de plus de 345 000 €, en dessous de quatre millions d’euros. La baisse est attendue également pour la dotation nationale de péréquation. Seule la dotation de solidarité urbaine progresse, mais dans de maigres proportions.

Après les années « centre nautique », l’investissement reviendrait à un niveau moins « exceptionnel ». Les études sur la conversion des sites militaires se poursuivent. La désignation de l’équipe de maîtrise d’œuvre sera une nouvelle étape dans la réhabilitation de l’espace Europa.

« Vous cherchez à faire des économies par tous les moyens », a critiqué Aymeric Perraud (FN), après avoir considéré que le maire de Montigny avait soutenu la politique nationale qui l’amenait aujourd’hui à voir ses recettes baisser. L’élu d’extrême-droite a demandé pour sa part que soient auditées les associations, afin de justifier de l’utilisation de leur subvention.

Irma Vollmer (Front de gauche) a rappelé qu’une partie de la population ne connait pas d’amélioration de son sort. « La maigre croissance ne bénéficie pas à tout le monde », a-t-elle soupiré. Elle a regretté que les infrastructures sportives soient des parents pauvres de l’investissement et qu’une politique tarifaire liée au quotient familial ne soit pas mise en place. Cette idée a été appuyée par la socialiste Christine Tison, qui a regretté pour sa part que ne soient pas plus mobilisés les emplois d’avenir ou le service civique. Elle s’est aussi étonnée que des financements extérieurs ne soient pas plus utilisés pour les investissements.

« Nous avons investi 16,2 millions en six ans dans les équipements sportifs », s’est défendu Jean-Luc Bohl. Le maire a souligné que pour le centre nautique, seul le conseil général a largement contribué. Pour l’avenir, les incertitudes de la réforme territoriale n’aident pas, il est vrai, à y voir très clair.

Julien BÉNÉTEAU.

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