Jean-Luc Bohl ouvre « une nouvelle page »

Publié le par Aymeric Perraud

 Jean-Luc Bohl ouvre « une nouvelle page »

Réélu dimanche, Jean-Luc Bohl a retrouvé son écharpe de maire de Montigny-lès-Metz hier. Les changements sont dans le staff d’adjoints et dans l’opposition, avec la présence du FN.

L’installation d’un nouveau conseil municipal, c’est comme une inauguration officielle. Il y a la foule des grands jours, les sourires des élus, les remarques plaisantes pour détendre l’atmosphère et bien sûr, le pensum de circonstance.

• NOUVEAUX OPPOSANTS. – Hier, la salle Pougin était pleine à craquer. Assis en rangs serrés, les petits élus du conseil municipal des jeunes, leurs parents, le fan-club de Jean-Luc Bohl, quelques colistiers déçus de ne pas être élus et des curieux. Soit deux cents personnes au bas mot. Et devant eux, dans un ordonnancement tiré au sort, – au moins pour la liste majoritaire –, les trente-cinq nouveaux conseillers de Montigny-lès-Metz. Soit vingt-neuf membres de la liste Montigny-Renouveau , celle de Jean-Luc Bohl, trois du Rassemblement Bleu Marine , deux d’ Ensemble à Montigny , et une des Humains d’abord.

Vingt-neuf élus, six opposants. La même proportion qu’il y a un mois, au précédent conseil. Sauf que cette fois-ci, les plus nombreux ne sont plus les socialistes autour de Pierre Bonati et d’Alexandre Laurent (qui n’est plus élu), mais ceux du Front National.

• LE CANDIDAT PERRAUD. – Ils s’affirment de suite, comme décidés à marquer leur territoire. Lucien Vetsch propose-t-il la candidature de Jean-Luc Bohl au poste de maire ? Géraldine Grosse saisit le micro : « Je vous propose la candidature d’Aymeric Perraud ». Un nom lancé et cueilli à froid, comme le présage sombre qui vient gâcher la fête.

Le verdict tombe pourtant, sans surprise : vingt-neuf voix pour Bohl, trois pour Perraud. La gauche opte pour le bulletin blanc.

La suite est plus tranquille, dans la quasi-sérénité du rassemblement familial. Jean-Luc Bohl, ceint de sa nouvelle écharpe, peut se lancer dans une vague de mercis, avec une attention pour sa mère, son épouse Christelle, ses fils. Il cite Camus et Verlaine, invite à « ouvrir une nouvelle page dans le sens de l’intérêt général », « m esure avec émotion et sérénité la responsabilité qui est la mienne », rappelle qu’il sera « le maire de tous », poussé par une « générosité au service des habitants quels qu’ils soient ». Et ponctue son discours sous les applaudissements de son camp.

• DIX ADJOINTS. – La dernière étape ressemble à une distribution de prix, une cérémonie des César : la nomination des adjoints. Jean-Luc Bohl s’en donne dix, comme la loi l’y autorise, un de plus qu’avant.

Évidemment, les fidèles sont récompensés. Ils sont sept à retrouver leur écharpe : derrière Lucien Vetsch, Édith Fénéon, Bernard Eckstein, Monique Sary, Raymond Weinheimer, Marie-Françoise Martin et Michel Béguinot. À eux sept, ils arborent une moyenne d’âge de 65 ans… Les trois petits nouveaux la font redescendre, un peu : Aude Grégoire (47 ans), Christiane Greiner (56 ans) et Christian Wax (61 ans).

C’est la loi du genre. Et les 58 % de voix obtenues dimanche par Bohl prouvent d’abord que les Montigniens ont voté pour la continuité. Quant à savoir quel adjoint fera quoi, il faudra attendre le prochain conseil municipal.

Une élection comme une fête de famille…

Olivier JARRIGE.

Publié dans Articles de presse

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