Vetsch et Perraud rejouent leur bataille

Publié le par Aymeric Perraud

Vetsch et Perraud rejouent leur bataille

Redécoupé, le canton de Montigny est enfin d’un seul tenant. Bastion de la droite, il voit s’affronter les conseillers sortants UDI-UMP et la jeune garde du FN. La ville centre est à la fois la clé et l’enjeu de l’élection.

  • Les limites du canton

Le nouveau canton de Montigny-lès-Metz rassemble six communes : Montigny, Marly, Scy Chazelles, Le Ban-Saint-Martin, Plappeville et Longeville. Surtout, il tient d’un seul tenant. C’est banal dit comme ça, mais en 2011, le canton de Montigny était scindé en trois morceaux, entre la ville centre, Augny, côté sud-ouest et Saint-Julien-Chieulles- Mey-Vany-Vantoux côté nord-est. Marly appartenait au canton de Verny. Et les autres communes à l’ex-canton de Woippy. Le nouveau canton regroupe 45 000 personnes, dont la moitié vit à Montigny et 10 000 autres à Marly. Autant dire que l’essentiel de l’enjeu se joue là, au sud. Après, d’un point de vue sociologique, l’ensemble est presque homogène. Montigny, comme Marly, attire des populations assez aisées, en quête de calme et de terrain. Au nord, autour du mont Saint-Quentin, c’est pareil. Le prix de l’immobilier a tendance à influer ur le profil des nouveaux arrivants. Après, les cinq plus petites villes vivent assez bien, sans grands enjeux urbains. Alors que Montigny, depuis les dernières élections cantonales de 2011, a perdu ses eux quartiers militaires et le centre de maintenance de la SNCF. Sa dette est plus élevée, son taux de hômage aussi.

  • Les précédentes élections

Surpoids démographique oblige, le conseiller général du canton de Montigny a toujours été… un Montignien. Jean-Luc Bohl, de 1988 à 2011, puis, pour cause de cumul, son premier adjoint, Lucien Vetsch. Celui-ci l’avait emporté avec les deux-tiers des voix contre un candidat FN, Gérard Nemessany. Marie-Louise Kuntz, elle, avait récupéré le siège de conseiller général, gagné par François Grosdidier en mars 2011 (avec 65 % des voix, contre 35 % à la candidate FN). Dans les deux cantons, l’ensemble des listes de gauche avait récolté moins d’un tiers des voix.

  • Les forces en présence

Il y a donc le tandem des sortants, Lucien Vetsch-Marie-Louise-Kuntz (UDI-UMP), assez confiant dans sa réélection. D’autant que leurs suppléants sont Marie-José Hennequin (SE) et Thierry Hory, maire UMP de Marly. Autant dire un quatuor de poids lourds, qui connaît son conseil général comme sa poche. Nouveaux venus, peu connus, Christine Tison et David Vivarelli (PS) aimeraient décrocher le second tour. Pierre Jeras (Debout la France) et Antoinette Koch (SE) veulent jouer leur carte. Christophe Jacquemin (Front de gauche) et Sophie Baillargeat (PCF) parient surtout sur le socle communiste de Montigny. Et puis, il y a Aymeric Perraud et Maria Albrech au nom du FN. À la différence de leurs prédécesseurs lepénistes, ils sont visibles sur le terrain depuis un an. Aymeric Perraud est au conseil municipal de Montigny, ses suppléants, Jennifer Lambinet et Jean-François Somny aussi. Maria Albrech est l’épouse de Thibaut, l’opposant FN de Marly. À Montigny comme à Marly, le FN a pesé près de 20 % des voix aux municipales. Sauf surprise, le second tour devrait se jouer entre liste de droite et d’extrême droite et entre Montigniens. Comme un parfum de second round des municipales…

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