Un conseil municipal comme on en rêve...

Publié le par Aymeric Perraud

 Un conseil municipal comme on en rêve...

Quarante-huit minutes pour un conseil en 21 points… C’est la performance des élus montigniens jeudi soir. Seuls l’accessibilité des commerces et le club Sanzal ont fait débat. 48 minutes pour un conseil en 21 points, c’est la performance que viennent de réaliser les édiles montigniens jeudi soir

Certes, jeudi soir, le dernier conseil municipal de Montigny-lès-Metz n’avait pas à son ordre du jour des dossiers cruciaux. Mais tout de même, 21 points en 48 minutes, c’est rare.

Cela prouve sans doute une capacité de consensus que certains maires aimeraient trouver sur leur ban communal. Le public a bien relevé quelques remarques débouchant soit sur des abstentions, soit sur des explications de vote, histoire de marquer son existence.

• PAS DE NOM D’OISEAU. – Les uns après les autres, les points sur la convention Refuge LPO, l’indemnité de conseil allouée au comptable du Trésor, le compte rendu de la délégation du maire en matière de commande publique ou l’adhésion de la ville à l’association Moselle Arts Vivants (200€ annuels), ont tous été votés à l’unanimité.

Le Front national a tenté d’exister lorsque les élus ont abordé la désignation de deux membres à la commission consultative communale de la chasse. « Nous nous abstenons car l’opposition est mise de côté et vous ne pouvez ignorer les 42 % qui n’ont pas voté pour vous », a justifié Jean-François Somny pour le FN. Pierre Bonati (sans étiquette désormais) a dit lui comprendre la désignation de Michel Beguinot et Jean-Jacques Pisoni pour siéger à cette commission. « Je suis heureux qu’il n’y ait pas eu de nom d’oiseau pour ce point, c’est bien », a relevé Jean-Luc Bohl, le maire.

• ACCESSIBILITÉ. – Pierre Bonati a tenu à intervenir brièvement sur un autre dossier, celui de la passation d’une convention de partenariat avec la CCI de Lorraine dans le cadre de la démarche accessibilité des personnes en situation de handicap dans les commerces, services et cafés restaurants. « Je regrette qu’on ne puisse moduler cette aide en fonction du chiffre d’affaires et des moyens financiers dont disposent certains propriétaires. » Selon quels critères ? L’idée aurait peut-être tourné à l’usine à gaz. Jean-Luc Bohl a dit toute l’impossibilité à accéder à ce souhait sans doute légitime.

• CLUB SANZAL. – L’autre dossier qui a suscité une remarque de part et d’autre de la table des délibérations était celui de la subvention complémentaire exceptionnelle au club Sanzal, (3 500 € demandés, 2 000 € votés). Ce club vient en aide à beaucoup de personnes ayant des addictions à l’alcool.

Jean-François Somny (FN) a bien reconnu que cette demande était justifiée, « mais si toutes les associations se mettent à demander des subventions complémentaires pour boucler leur budget…, je me demande pourquoi la ville doit se substituer à l’État ». Le vote « contre » en a découlé. Pierre Bonati a voté « pour » car à ses yeux ce club utilise bien ses subventions « même si on a des problèmes de compréhension dans ce que l’État souhaite faire. Je trouve frustrant que lorsqu’une telle association demande une subvention de 10 000 on n’en accorde que 5000. Je plaiderais une nouvelle fois pour que les services de la ville puissent considérer qu’il s’agit là d’un vrai relais ».

L’adjoint aux Affaires sociales Christian Wax a défendu la municipalité : « Nous sommes allés vers eux pour les aider. Le problème découle d’un loto qui n’a pu avoir lieu en mars en raison des élections. Ici se pose le problème des permanences assurées 5 j/7 avec les personnes à rémunérer. Mais je vous rassure, on est proche du club ».

Publié dans Montigny-lès-Metz

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