Un conseil presque renouvelé de moitié

Publié le par Aymeric Perraud

Un conseil presque renouvelé de moitié

Samedi, 16h, s’annonce comme un moment d’émotion pour quelques-uns des membres du conseil municipal de Metz : ils siégeront pour la première fois, aux côtés des « anciens ». L’équipe est en train de se former.

Quasiment la moitié des visages du prochain conseil municipal de Metz aura changé samedi : 25 nouveaux, sur 55 membres, arrivent.

Nous vous proposons une petite revue de détails, avec quelques suppositions, tant le silence est de mise chez les colistiers de Dominique Gros, sur la future composition de l’équipe d’adjoints.

Les anciens

Côté socialiste, l’équipe ancienne comprend des « cadres ». Ils ont déjà « servi » sous le maire. Richard Lioger, Isabelle Kaucic, Jean-Michel Toulouze ou encore Patricia Sallusti font partie des meubles. Les « jeunes pousses » Sébastien Koenig ou Hacène Lekadir sont amenés à prendre du volume.

Côté Verts, René Darbois, déjà adjoint avec l’équipe sortante, ou Marie-Anne Isler, qui siégeait de 2001 à 2008 dans l’opposition, feront aussi partie de l’équipe d’adjoints. De la même manière, la communiste Danielle Bori pourrait poursuivre son travail aux affaires scolaires.

Sous réserve de démissions, le groupe UMP-UDI de Marie-Jo Zimmermann comprendra, avec elle, six « historiques » de l’ancien conseil : Patrick Thil, Nathalie Colin-Oesterlé, Emmanuel Lebeau, Martine Nicolas, Jérémy Aldrin. Vont-ils tous repartir pour six ans d’opposition ?

Petite particularité chez les « anciens » : l’ex-MoDem Myriam Sagrafena, qui était déjà présente dans l’ancien conseil municipal, se retrouve dans le nouveau – mais côté majorité désormais. Les hasards heureux de la politique…

Les nouveaux

Aurélie Filippetti en tête, de nouvelles têtes arrivent à gauche. Elle n’est pas la seule icône médiatique de l’équipe. Le médecin Raphaël Pitti, fondateur du Comité d’aide humanitaire au peuple syrien ( Comsyr 57 ), devrait sans doute se retrouver dans les « cadres ».

Outre les cinq nouveaux membres de l’équipe de Marie-Jo Zimmermann, l’autre opposition sera constituée par les quatre conseillers municipaux Front national. Parmi eux, seul Thierry Gourlot a déjà une expérience d’une mairie : il a siégé à Metz de 1995 à 2001. Françoise Grolet a une solide expérience politique et un mandat de conseillère régionale. Bérangère Thomas préside l’association des Amis de Verlaine. Enfin, Jean-Michel Rossion est un membre du bureau du FN départemental.

Vers Metz-Métropole…

Trois des quatre conseillers municipaux du FN seront également à Metz-Métropole, où ils retrouveront l’autre élu de l’agglomération, Aymeric Perraud. À quatre, ils n’auront pas de quoi créer un groupe – sauf à ce que certains non apparentés les rejoignent. Rien n’est impossible.

La gauche messine aura 36 sièges (dont trois des quatre conseillers Europe Ecologie-Les Verts). L’UMP-UDI bénéficie de dix sièges.

Dominique Gros a indiqué qu’il allait consulter les maires des 43 autres communes, pour juger de sa candidature à la présidence. Tous les élus n’ont pas forcément une étiquette affichée. De son côté, Jean-Luc Bohl, le maire de Montigny et président sortant de Metz-Métropole, sera candidat à sa succession. Il dira pourquoi demain lors d’une conférence de presse. Quel que soit le résultat de ce vote, la personnalité des deux hommes devrait logiquement les amener à coopérer au mieux.

Julien BÉNÉTEAU.

Publié dans Articles de presse

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